PATRIMOINE de TREBRY

l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XIXème siècle), oeuvre de l'architecte Alphonse Guépin. Cet édifice remplace une première église du XVIIème siècle, ruinée pendant la Révolution. En 1818, la reconstruction du clocher est confiée à Louis Postel, entrepreneur à Broons et à Jean Closier, charpentier de Trébry. L'église est reconstruite entièrement, à l'exception du clocher, de 1853 à 1859. L'église abrite une série de statues représentant la Vierge, sainte Anne, saint Maudez, saint André et saint Mamert. Les trois dernières statues semblent provenir de la chapelle Saint-Maudez ;

la chapelle Notre-Dame-du-Mont-Carmel (1870 - 1895). Il s'agit d'un ancien oratoire édifié par Mgr Le Mée, évêque de Saint-Brieuc. La construction consiste "en un octogone présentant aux quatre vents quatre grandes arcades, à chacune desquelles on ajoutera une nef". L'inauguration de la chapelle a lieu en 1895. Elle abrite une statue de Notre-Dame de la Paix et son monument provenant de Lorry-les-Metz ;

la chapelle Saint-Maudez (XIXème siècle) qui a remplacé l'antique édifice fondé par la famille de Beaumanoir. Au premier édifice, datant du VIème siècle, succède une chapelle reconstruite par la famille Beaumanoir au XVIème siècle. Cette chapelle est elle-même dévastée en 1892, puis érigée de nouveau avec sa fontaine en 1897. La chapelle abrite les reliques de saint Maudez et les statues de saint Maudez, saint André et saint Mamert ;

la croix de Saint-Mieux ;

la croix de la Touche-au-Breton (moyen âge). Elle porte un Christ provenant de la chapelle Sainte-Anne du Boucouët, en Trébry et aujourd'hui disparue. Cette chapelle dépendait au XVIIème siècle de la seigneurie de La Touche-Trébry ;

la croix de la Touche-ès-Follets. Il s'agit d'une ancienne croix restaurée ;

les croix de la Ville-Ains (1655), du Vau-Richard, du Beau-Marquet, de la Barre, de la Ville-au-Lard (XVIIème siècle), du Boucouët (1650), de Saint-Maudez (XVIIème siècle) ;

le château de la Touche ou la Touche-Trébry (XVème siècle - 1579), édifié par la famille La Roche. Un manoir existe dès le XVème siècle sur cette seigneurie de Trébry dont le droit de haute justice s'exerce au Bois-Aubé. Propriété de Guillaume de La Roche en 1426, de Jean de La Roche en 1449, d'Alain de La Roche en 1480 et de Jacques de La Roche en 1513. Le château, édifié vers 1579-1580 par Christophe de la Roche, se compose d'un corps de logis de la Renaissance avec ailes, tourelles et donjon. Il est entouré d'un large fossé et d'un mur crénelé avec tour aux angles et possède une entrée fortifiée avec pont-levis. La date de 1579 est visible sur le manteau de la cheminée du salon. En août 1593, lors du siège de la ville de Moncontour, le château sert de cantonnement aux soldats de Du Plessix de La Roche. Ce château passe ensuite entre les mains de la famille Freslon. Dès la seconde moitié du XVIIème siècle, la demeure est délaissée par ses propriétaires. Cette demeure est, en 1726, la propriété du marquis d'Acigné, Alexis Freslon, qui avait des prééminences dans l'église Saint-Jean de Moncontour. Sa restauration est entreprise par la famille de Calan à partir de 1880. L'ensemble du portail est reconstruit en 1910 ;

le manoir des Fermes (XVIIème siècle). Le domaine appartient à Jehan Urvoy en 1536 ;

le manoir de la Bégassière (XVIIème siècle). Le domaine appartient à Marie Le Forestier, veuve de François de Couespelle, en 1513, puis à Pierre de Couespelle (ou Coespelle) en 1536 et à Julien Couespelle en 1569 ;

le manoir de Bel-Orient ou Bélorient (XVI–XVIIème siècle). Propriété de demoiselle Catherine de Quedillac, puis par héritage, de Bertrand Jago en 1536. Ce lieu, de par son nom, fait certainement parti des biens donnés par Geoffroi de la Roche à l'abbaye de Boquen ;

le manoir de Duault. Propriété d'Alain de La Roche en 1480, de François de La Roche en 1513 et en 1536, de François Urvoy en 1569. Propriété de la famille Urvoy au XVIIème siècle ;

les fontaines Saint-Maudez, Saint-Mieux et Sainte-Anne du Boucouët ;

7 moulins dont les moulins à eau de Combourg, d'A-Haut, deux de Besnard, de l'étang du Comte, Périenne, de la Ville-au-Lard,...

# Enviado em Sexta 28 Abril 2006 10:25

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREBRY

Trébry est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Bréhand. Vers 1185, Geoffroi de la Roche donne une partie de ses biens, situés sur le territoire de Trébry à l'abbaye de Boquen. Trébry est mentionné dans les chartes de l'abbaye de Boquen en 1265 et en 1270. On rencontre l'appellation « parrochia de Trebrit » dès 1270 (Anc. év. III, 254, 261).

Sous l'Ancien Régime, Trébry dépend du diocèse de Saint-Brieuc, du ressort de Rennes et de la subdélégation de Moncontour. La cure était à l'alternative. Trébry, ancien membre de la châtellenie de Moncontour, élit sa première municipalité au début de 1790.

On rencontre les appellations Trebrit (en 1270), Par. de Trebrit (en 1270, en 1275), Trobric (vers 1330), Trebrit (en 1426 - archives de Loire Atlantique, B 2979, en 1434, en 1524, en 1536), Trebrict (en 1580, en 1617), Trebry (en 1682 et 1693)

# Enviado em Sexta 28 Abril 2006 10:20

les cotes du nord

Considérant que le nom du département des Côtes-du-Nord est manifestement impropre du point de vue géographique, ce département étant situé à l'ouest de la France,

Considérant que cette appellation est incorrecte, le mot « Nord » évoquant le froid, alors que le climat de la Bretagne, essentiellement doux et maritime, n'a rien de commun avec ce qu'il est convenu d'appeler un « climat nordique »,

Considérant que le nom « Côtes-du-Nord » constitue ainsi pour le département un élément nettement défavorable du point de vue touristique qui contrarie injustement les efforts de propagande des Syndicats d'Initiative,

Considérant que le Tourisme représente immédiatement après l'Agriculture, la principale ressource du département, et que le préjudice qui lui est causé, spécialement auprès des étrangers, est considérable,

Considérant que plusieurs autres départements qui estimaient souvent avec moins de raisons que nous que le nom de leur département leur causait un certain préjudice, en ont obtenu ces dernières années la modification (Charente-Maritime, Seine-Maritime, Loire-Atlantique),

# Enviado em Sexta 28 Abril 2006 10:16

La route barrée

Trois jeunes gens, les trois frères Guissouarn, du village de l'Enès, en Callac, revenaient d'une veillée d'hiver dans une ferme assez éloignée de chez eux. Pour rentrer, ils avaient à suivre quelques temps l'ancienne voie royale de Guingamp à Carhaix. Il faisait temps sec et claire lune, mais le vent d'est soufflait avec violence.

Nos gars, que le cidre avait égayés, chantaient à tue-tête, s'amusant à faire résonner leurs voix plus fort que le vent. Soudain, ils virent quelque chose de noir au bord de la douve. C'était un vieux sécot de chêne que la tempête avait déraciné du talus.

Yvon Guissouarn, le plus jeune des trois frères, qui avait l'esprit enclin à la malice, imagina un bon tour.
- Savez-vous ? dit-il, nous allons traîner cet arbre en travers de la route, et, ma foi, s'il survient quelque roulier après nous, il faudra bien qu'il descende de voiture pour déplacer l'arbre s'il veut passer.
- Oui, ça lui fera faire de beaux jurons, acquiescèrent les deux autres.

Et les voilà de traîner le sécot de chêne en travers du chemin. Puis, tout joyeux d'avoir inventé cette farce, ils gagnèrent le logis. Ils ne couchaient pas dans la maison. Pour être plus à portée de soigner les bêtes, tous trois avaient leurs lits dans la crèche aux chevaux. Comme ils avaient veillé assez tard et qu'ils avaient en plus la fatigue d'une journée de travail, ils ne furent pas longs à s'endormir. Mais, au plus profond de leur premier somme, ils furent réveillés en sursaut. On heurtait avec bruit à l'huis de l'étable.

- Qu'est-ce qu'il y a? demandèrent-ils en sautant à bas de leurs couchettes.
Celui qui frappait se contenta de heurter à nouveau, sans répondre.

Alors l'aîné des Guissouarn courut à la porte et l'ouvrit toute grande : il ne vit que la nuit claire, n'entendit que la grosse haleine du vent. Il essaya de refermer la porte, mais ne put. Les forces de ses frères réunies aux siennes ne purent pas d'avantage. Alors, ils furent saisis du tremblement de la peur et dirent d'un ton suppliant :
- Au nom de Dieu, parlez! Qui êtes-vous et qu'est-ce qu'il vous faut ?

Rien ne se montra, mais une voix sourde se fit entendre, qui disait :
- Qui je suis, vous l'apprendrez à vos dépens si, tout à l'heure, l'arbre que vous avez mis en travers de la route n'est pas rangé contre le talus. Voilà ce qu'il me faut. Venez.

Ils allèrent tels qu'ils étaient, c'est-à-dire à moitié nus, et confessèrent par la suite qu'ils n'avaient même pas senti le froid, tant l'épouvante les possédait tout entiers. Quand ils arrivèrent près du corps de l'arbre, ils virent qu'une charrette étrange, basse sur roues, attelée de chevaux sans harnais, attendait de pouvoir passer. Croyez qu'ils eurent tôt fait de replacer le sécot de chêne à l'endroit où ils l'avaient trouvé abattu. Et l'Ankou - car c'était lui - toucha ses bêtes, en disant :

- Parce que vous aviez barré la route, vous m'avez fait perdre une heure : c'est une heure que chacun de vous me devra. Et si vous n'aviez pas obéi incontinent à mon injonction, vous n'auriez dû autant d'années de votre vie que l'arbre serait resté de minutes en travers de mon chemin.

# Enviado em Quinta 27 Abril 2006 15:13

Les maisons neuves et la mort

Il ne faut jamais entrer pour la première fois dans une maison que l'on vient de faire construire sans y être fait précéder par un animal domestique quelconque, chien, poule ou chat.

Quand une maison neuve est en construction, l'on n'a pas plus tôt mis en place la marche du seuil que l'Ankou s'y vient asseoir, pour guetter la première personne de la famille qui la franchira. Il n'y a qu'un moyen de l'éloigner : c'est de lui donner e tribut la vie de quelque animal : un oeuf suffit, pourvu qu'il ait été couvé. Dans le pays de Quuimperlé, on immole un coq et on arrose les fondations avec son sang.

# Enviado em Quinta 27 Abril 2006 15:12